Plante-témoin

Faux-philodendron, terre cuite, polyester

03.2012

Partant de différentes études qui visaient à démontrer que les plantes sont, à leur manière, sensibles aux formes extrêmes de violence (à leur égard ou même simplement auxquelles elles assistent), l’idée était ici de travailler sur le changement de statut d’un objet.

La plante présentée a été confrontée à une tentative de meurtre au couteau. Elle est alors extraite de son contexte, l’appartement où s’est déroulé le drame, pour un jeu reposant sur son absence naturelle d’intérêt. Tant qu’on ne connaît pas son histoire (détaillée en quelques indications sur une plaque), on ne voit qu’une simple plante. Mais savoir ce qu’elle a indirectement vécu modifie intrinsèquement la manière dont on la perçoit, selon le même principe qui est à l’oeuvre pour les maisons hantées, par exemple. Dès lors, ce changement de nature de l’objet qui s’opère est du même acabit que tout un pan de l’art contemporain – à commencer par les ready-made.